Le témoignage de Louise Guillot, la sixième lauréate du programme

Je ne pensais pas que je me tiendrais un jour ici, un badge jaune autour de mon cou comportant la mention “presse” parcourant les couloirs du Parlement européen ou assistant à la conférence de presse de midi à la Commission européenne. Mais voilà je me trouve au cœur des institutions européennes pour rendre compte des décisions prises par ces hommes et ces femmes politiques, qui auront un impact sur la vie de centaines de millions de citoyens européens. Je suis donc extrêmement chanceuse et reconnaissante envers le Fonds Lénaïc pour un Journalisme de Qualité, qui me permet de vivre cette expérience cette année en tant que sa sixième boursière.

J’ai commencé à écrire des articles et à m’intéresser au journalisme il y a quelques années, comme une sorte de passe-temps au début, car je me passionne pour l’Europe et la politique européenne. Par la suite, je me suis impliquée davantage dans la gestion quotidienne d’un site d’information sur les affaires européennes – Le Taurillon – entièrement géré par des volontaires, et dont j’ai été la co-rédactrice en chef une année. Je suis extrêmement heureuse et fière aujourd’hui de pouvoir débuter ma carrière de journaliste européenne ici à Bruxelles, alors que je pensais que cela resterait à jamais un rêve. Aujourd’hui, je me suis retrouvée dans cette grande et cosmopolite communauté de journalistes européens, qui scrutent chaque mouvement et chaque déclaration des décideurs européens.

Mes premières semaines à POLITICO ont été incroyablement difficiles, je ne vais pas mentir. Mais ce n’est pas un mauvais signe, au contraire, car cela me montre à quel point j’apprends chaque jour de nouvelles choses. Lorsque je suis arrivée le 1er octobre, j’ai tout de suite commencé à travailler sur les “breaking news”, faits de la veille sur les grands quotidiens européens, et rédigé mes premières brèves. Les rédacteurs en chef qui me relisaient ont immédiatement corrigé mon style, mon ton et la structure de mes articles. N’ayant pas étudié le journalisme auparavant, tout cela était assez nouveau pour moi puisque jusqu’à maintenant je n’avais appris que sur le tas, m’améliorant grâce aux remarques de mes pairs. L’organisation et le travail dans la salle de rédaction de POLITICO représentent un grand changement d’échelle par rapport à ce que j’ai connu auparavant. Mais je suis reconnaissante envers mes collègues qui, même s’ils sont toujours occupés, se rendent disponibles pour répondre à mes questions et le font avec bienveillance.

J’ai également beaucoup de chance de trouver autant de soutien parmi les autres boursières du Fonds Lénaïc, qui travaillent actuellement chez POLITICO ou ailleurs à Bruxelles. Elles m’ont accueilli à Bruxelles, me soutiennent et sont toujours prêtes à répondre à mes (nombreuses) questions. Elles me prodiguent de précieux conseils afin de mieux comprendre le fonctionnement de cette complexe machinerie européenne.

Après avoir appris les bases du reportage journalistique dès mes premiers jours au bureau, j’ai rejoint l’équipe de journalistes couvrant les sujets liés au développement durable. Je me suis plongée dans ce thème et suis prête à décoder les politiques européennes relatives à la biodiversité, aux déchets ou à la pollution plastique par exemple. Je suis heureuse de publier mon premier article d’analyse avec Eline Schaart, la quatrième boursière du Fonds Lénaïc.

Ces premières semaines me donnent une quantité énorme d’informations à absorber, mais c’est aussi une formidable expérience ! C’est pourquoi, je serai éternellement reconnaissante au Fonds Lénaïc pour son soutien et pour m’avoir donné cette opportunité.

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